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Blog · Référencement local

Pages de zone : couvrir plusieurs villes sans se faire pénaliser

En bref La page de zone est utile quand elle contient quelque chose de propre à la zone : un chantier réalisé, un délai d'intervention, une contrainte locale, un interlocuteur. Elle est nuisible quand elle est le même texte avec un nom de ville remplacé, parce qu'elle rejoint alors le stock de pages quasi identiques que Google regroupe et déclasse. Le bon nombre n'est pas le nombre de communes de votre zone, c'est le nombre de pages que vous pouvez réellement nourrir.

Pourquoi la duplication ne marche plus

La technique a fonctionné : générer trente pages « Plombier à [ville] » à partir d'un gabarit, et attendre. Elle ne fonctionne plus, pour une raison mécanique.

Google regroupe les pages dont le contenu est quasi identique et n'en retient qu'une, jugée canonique. Les vingt-neuf autres ne sont pas « pénalisées » au sens d'une sanction : elles sont simplement ignorées. Le résultat est le même, avec un coût supplémentaire : votre budget d'exploration est dépensé sur des pages qui ne rapportent rien, au détriment de celles qui comptent.

S'ajoute un effet plus vicieux, la cannibalisation : trente pages qui visent la même intention se disputent la place. Google en choisit une, souvent pas celle que vous auriez choisie.

Ce qui fait une page de zone utile

Le test est simple : retirez le nom de la ville de la page. Si le texte reste vrai à l'identique pour n'importe quelle autre commune, la page n'a pas de contenu propre.

Ce qui donne un contenu propre, par ordre de facilité :

  • Une réalisation localisée. Un chantier, une intervention, un client, avec ce qui a été fait et la contrainte particulière rencontrée. C'est le contenu le plus convaincant et le plus difficile à copier.
  • Une information de service réellement locale. Délai d'intervention depuis votre atelier, jours de passage, zone couverte sans frais de déplacement, stationnement pour un commerce.
  • Une contrainte du terrain. Réglementation d'urbanisme d'un secteur sauvegardé, nature du sol, réseau vétuste d'un quartier ancien : ce sont des sujets que vos clients tapent réellement.
  • Un interlocuteur. Le nom et le visage de la personne qui intervient sur ce secteur.

Une page qui contient deux de ces quatre éléments a une raison d'exister. Une page qui n'en contient aucun est un doublon avec un nom propre différent.

Combien en créer, et dans quel ordre

Le réflexe est de vouloir couvrir toute la zone d'intervention. C'est l'erreur : trente pages vides valent moins qu'une seule page riche. Le bon nombre est celui que vous pouvez nourrir, aujourd'hui, avec du contenu propre.

Un ordre qui marche pour une entreprise de services :

  • Une page par commune où vous avez déjà réalisé quelque chose de racontable. Commencez là, le contenu existe, il est juste dans votre téléphone.
  • Puis les communes qui pèsent le plus dans votre chiffre d'affaires, même sans réalisation publiable : l'information de service suffit à démarrer.
  • Le reste de la zone reste couvert par une seule page qui liste les communes desservies, sans page dédiée. Une liste honnête vaut mieux que trente coquilles.

Deux détails techniques qui comptent : chaque page de zone doit avoir son propre title et sa propre meta description, et être liée depuis la navigation ou une page pivot. Une page de zone que rien ne lie est une page orpheline, et elle ne recevra presque rien.

Comment relier les pages de zone entre elles

Une page de zone bien écrite mais isolée ne sert presque à rien. C'est le point que la plupart des guides oublient : le contenu propre règle le problème de duplication, il ne règle pas celui de la circulation.

Le montage qui fonctionne est le même que pour n'importe quel groupe thématique. Une page pivot présente le service et liste les zones couvertes, avec un lien vers chaque page de zone. Chaque page de zone renvoie vers cette page pivot, avec une ancre descriptive plutôt qu'un « retour ». Et les pages de zone voisines se citent entre elles quand la proximité a un sens pour le lecteur : « nous intervenons aussi sur la commune d'à côté » est une phrase utile, pas un artifice.

Ce qu'il faut éviter, en revanche, c'est le bloc automatique qui liste les trente communes en bas de chaque page. Il se repère immédiatement, il dilue chaque lien, et il transforme le pied de page en annuaire. La règle générale du maillage s'applique : quelques liens choisis valent mieux qu'une liste exhaustive.

Deux détails qui font la différence à l'usage :

  • La page de zone doit être atteignable en deux clics depuis l'accueil. Si elle n'est liée que depuis le plan du site, elle est orpheline en pratique.
  • Le lien doit être dans le contenu, pas seulement dans le menu. Un menu déroulant qui liste les communes est répété sur toutes les pages, donc il ne distingue rien.

Ce que notre audit mesure

Plusieurs constats touchent directement ce sujet, répartis dans deux catégories. Dans SEO on-page, qui compte 19 vérifications, l'audit contrôle les titles dupliqués sur l'ensemble des pages explorées, les meta descriptions manquantes ou dupliquées, et la longueur des titles des pages internes. Dans ciblage et mots clés, qui en compte 8, il cherche les paires de pages qui visent la même requête, c'est-à-dire exactement le symptôme de pages de zone dupliquées.

La catégorie structure et contenu mesure de son côté la médiane de mots de vos pages internes et compte celles sous 300 mots. Une série de pages de zone vides s'y voit immédiatement.

Ce que l'audit ne fait pas : il explore jusqu'à 30 pages, pas l'intégralité d'un site. Sur un site qui compte cent pages de zone, il mesure une tendance sur un échantillon, pas un inventaire complet.

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