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La barre des 600 mots : pourquoi vos pages maigres ne sortent pas

En bref Sur la majorité des sites de TPE-PME qu'on audite, les pages services font 100 à 300 mots : un paragraphe de présentation, trois puces, un bouton contact. Résultat : rien à classer pour Google, rien à citer pour les IA. La barre pragmatique : viser 600 mots et plus sur chaque page qui doit générer des clients, en répondant aux vraies questions (quoi, pour qui, comment, combien, pourquoi vous). La matière existe déjà : c'est ce que vous répondez au téléphone toute la journée.

Le constat sur les sites qu'on audite

Notre moteur d'audit mesure le volume de contenu de la page d'accueil et des pages internes. Le schéma revient sans arrêt : une home correcte, et des pages services à 150 ou 250 mots. Une phrase d'introduction, trois puces génériques, un bouton « Contactez-nous ». Le dirigeant a payé pour ces pages, elles existent, mais elles ne travaillent pas : elles ne sortent sur aucune requête précise et aucune IA ne peut les recommander.

Pourquoi la profondeur compte-t-elle ?

Pas parce que Google compterait les mots, il ne le fait pas. Mais parce que la profondeur est corrélée à tout ce qu'il mesure vraiment :

  • La couverture des requêtes. Une page de 600 mots sur un service répond mécaniquement à plus de questions (prix, délais, méthode, zone) qu'une page de 150 mots. Chaque question couverte est une porte d'entrée.
  • La différenciation. Sur 150 mots, votre page dit la même chose que celle du concurrent. Le classement se joue alors sur l'autorité, où le plus gros gagne. Sur 700 mots précis, vous jouez sur un terrain où presque personne ne se présente.
  • La citabilité IA. ChatGPT ou Perplexity citent des passages : des réponses nettes, des chiffres, des listes. Une page maigre n'a littéralement rien d'extractible. C'est une des 4 conditions du GEO.

Le plan type d'une page service

Pour passer de 150 à 600 mots et plus sans délayer, suivez les questions qu'un prospect se pose réellement, dans l'ordre :

  1. Ce que vous faites, en une phrase, dès le premier écran. Le visiteur doit savoir en 5 secondes qu'il est au bon endroit.
  2. Pour qui et dans quels cas. Vos 2-3 situations clients types. C'est là que le prospect se reconnaît.
  3. Comment ça se passe. Votre déroulé en étapes : premier contact, devis, intervention, suivi. Ça rassure et ça génère des passages extractibles.
  4. Les prix, ou au minimum une fourchette. « À partir de X € » filtre les curieux et fait cliquer les sérieux. Si vos prix sont au devis, dites de quoi ils dépendent.
  5. Pourquoi vous. Des faits : ancienneté, certifications, volume, garanties, zone couverte.
  6. Les questions fréquentes. 3 à 5 vraies questions avec de vraies réponses. Matière à FAQ, matière à IA, matière à schéma FAQPage.

Où trouver la matière ?

Vous l'avez déjà. C'est tout ce que vous répondez au téléphone : les questions qui reviennent, les objections, les explications que vous refaites dix fois par semaine. Dictez vos réponses comme si vous parliez à un client, faites nettoyer le texte, publiez. Une heure de dictée fournit la matière de trois pages. L'IA peut aider à structurer et reformuler, à une condition non négociable : la matière première vient de vous. Un texte 100 % généré sans expertise réelle produit exactement le contenu générique que la barre des 600 mots devait éliminer.

Ce que 600 mots ne veut pas dire

Le chiffre est un plancher de travail, pas une cible à bourrer. Trois précisions : une page contact ou mentions légales n'a pas besoin de 600 mots (le seuil concerne les pages qui doivent générer des clients) ; 600 mots de remplissage valent moins que 300 mots denses (le délayage se voit, et les IA ne citent pas le vide) ; et au-delà de 1 500 mots sur une page service, découpez plutôt en pages filles maillées. Notre audit gratuit mesure le volume de contenu de vos pages internes et signale les pages maigres, avec la médiane du site.

Combien pèsent vos pages services ?

L'audit mesure le volume de contenu de vos pages internes et signale celles qui ne travaillent pas.

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